Le PALIMA dénonce avec la plus grande fermeté l’agression militaire perpétrée, dans la nuit du 2 au 3 janvier, par les États-Unis contre le Venezuela, au mépris des principes élémentaires du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
La brutalité de l’attaque et le kidnapping du président du Vénézuéla et de son épouse rappellent les pires moments de l’histoire coloniale et de l’expansionnisme suprémaciste yankee en Amérique du Sud et dans notre Caraïbe.
Le PALIMA joint sa voix à celles de tous les peuples qui, à travers notre région et dans le monde entier, condamnent cet acte odieux qui met en danger la liberté des peuples et leur droit fondamental à disposer, en toute souveraineté, de leurs ressources naturelles afin d’assurer leur développement.
Nous notons qu’à la rare exception de l’Espagne qui s’est démarquée du comportement de voyou de Trump, les dites « démocraties » européennes-qui se posent hypocritement en chantres du droit international-se sont, une fois de plus, disqualifiées en soutenant l’opération de piraterie de Trump et de sa clique.
Le président français, Emmanuel Macron, est allé jusqu’à se « réjouir » bruyamment de cet attentat terroriste contre un État souverain qui n’est pas en guerre contre les Etats-Unis.
Il est vrai que le 11 avril 2011, la France, en « capturant », chez lui, Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire, s’illustrait avec éclat en matière de respect du droit international. Sans doute le temps n’est pas si loin où la bête immonde du trumpisme viendra en Europe « capturer » le président récalcitrant d’une France impuissante ?
Le PALIMA affirme que la prétendue lutte de Trump contre le narcotrafic ne constituait en réalité qu’un prétexte fallacieux et misérable pour discréditer le gouvernement vénézuélien et préparer la voie à une intervention militaire directe après l’exécution extrajudiciaire de plus d’une centaine de ressortissants sud-américains et Caribéens, la saisie d’un pétrolier au large de la patrie de Bolivar ou encore l’envoie de navires de guerre dans la mer des Caraïbes.
Ce sont donc essentiellement des raisons géostratégiques et le pétrole du Venezuela-premières réserves mondiales-qui expliquent le brigandage américain. Ainsi, parlant des ressources de ce pays, Trump prétend, contre tout bon sens, que « le gouvernement vénézuélien avait volé notre pétrole ». Il annonce que les compagnies américaines « vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées, les infrastructures pétrolières, et commencer à générer des revenus pour le pays », en précisant que « cela ne nous coûtera rien (…) Beaucoup d’argent viendra du sol, nous serons donc remboursés ».C’est au nom de cette stratégie de pillage que Trump écarte même la possibilité que l’opposition soit installée au pouvoir, préférant instituer un véritable protectorat dans ce pays dirigé directement par les États-Unis.
Cette politique de pillage des ressources des peuples d’Amérique du Sud et de coups de force constitue une constante dans l’histoire des États-Unis-« le grand voisin » « aux appétits impérialistes » dénonçait déjà José Marti-par rapport à leurs voisins du continent.
Dans son discours prononcé à la 73 e Assemblée Générale de l’ONU, en 2018, Trump reprenait à son compte la doctrine Monroe (1823) et le « corollaire » de cette doctrine énoncé par Théodore Roosevelt (1901-1909) pour justifier une manière de droit d’expansion et de domination-voire « d’espace vitale»-de Washington sur l’ensemble du continent américain.
La volonté d’annexer le Canada, le canal de Panama, le Mexique, le Groenland ou encore de rebaptiser le golfe du Mexique par la dénomination de golfe de l’Amérique s’inscrivent dans une vision trumpienne impérialiste portée par une idéologie suprémaciste et fachisante.
D’autres pays du continent comme le Mexique, la Colombie et Cuba constituent des cibles déjà annoncées par le Caligula américain, enclin par ailleurs, pour tenter d’échapper au scandale Epstein, à multiplier les coups de nature à détourner l’attention de ses compatriotes de ses dérives.
Et
Certes, la puissance économique, militaire et technologique des États-Unis, avec près de 800 milliards de dollars de budget pour sa défense en 2024 et 1,4 millions de soldats actifs, lui donne incontestablement un avantage aujourd’hui, mais tous les empires finissent par s’effondrer face à l’intelligence, la résilience et le courage des peuples.
PALIMA
Francis CAROLE
MARTINIQUE
Le 3 janvier 2026
